11 août 20263 min de lecture
Immich : la vraie alternative libre à Google Photos, et elle tourne chez vous
Google Photos illimité gratuit a disparu en 2021, remplacé par le quota partagé de l'espace de stockage Google — 15 Go, vite saturés par l'appareil photo d'un smartphone récent. La suite logique pour qui veut garder le contrôle de ses souvenirs sans payer un abonnement mensuel à vie, c'est d'héberger soi-même sa photothèque. Le problème, longtemps, c'est qu'aucune alternative libre n'offrait vraiment le même confort d'usage — jusqu'à Immich.
Une croissance rare dans l'open source
Le projet, démarré en février 2022, a connu une croissance rare dans l'open source : plus de 110 000 étoiles sur GitHub et 6 500 forks à la mi-août 2026, ce qui en fait l'un des projets auto-hébergés qui progressent le plus vite ces dernières années. Il est distribué sous licence AGPL-3.0 — la même famille de licence que Nextcloud — garantissant que le code reste ouvert, y compris pour quiconque le modifierait pour en proposer une version en ligne.
Depuis mai 2024, l'équipe cœur du projet travaille à temps plein, financée par FUTO, une organisation qui soutient des projets open source axés sur la vie privée. L'accord prévoit explicitement le maintien de la licence AGPL-3.0 et l'absence de toute fonctionnalité payante ou de publicité — une garantie de continuité rare pour un projet qui, à l'origine, tenait sur les épaules de quelques contributeurs bénévoles.
Immich propose aussi une recherche par description en langage naturel grâce à un modèle CLIP — « chien sur une plage », par exemple, sans avoir tagué une seule photo.
Ce que ça change au quotidien
Côté usage, l'application mobile — iOS et Android — sauvegarde automatiquement chaque photo et vidéo prise depuis le téléphone vers le serveur personnel, en arrière-plan, exactement comme le ferait Google Photos. Une fois les fichiers arrivés sur le serveur, Immich prend le relais avec une reconnaissance faciale qui regroupe automatiquement les photos par personne, une carte du monde qui replace chaque cliché géolocalisé à l'endroit où il a été pris, et la recherche par description annoncée plus haut, qui retrouve la bonne photo sans qu'elle ait jamais été taguée.
Le partage n'a pas été sacrifié pour autant : albums partagés à plusieurs, albums en partenariat où chacun voit automatiquement les photos de l'autre, liens publics pour un usage ponctuel. La version 3.0, sortie le 1er juillet 2026, a ajouté la transcodification vidéo en temps réel, un système d'automatisations façon workflow et l'édition mobile non destructive — Immich continue clairement d'avancer, version après version, plutôt que de stagner une fois la fonctionnalité de base « sauvegarde de photos » atteinte.
Gratuit, sans exception
Le tout reste entièrement gratuit : aucun palier payant, aucune fonctionnalité verrouillée, aucun abonnement à un service cloud — le seul coût réel est celui du serveur ou du stockage utilisé pour l'héberger, exactement la même logique de fond que l'ensemble des services proposés ici.
Un point à ne pas négliger
Reste un point à ne pas balayer : Immich s'auto-héberge, ce qui veut dire assumer soi-même la sauvegarde du serveur qui héberge la photothèque — le perdre sans copie externe, c'est perdre les photos, contrairement à un cloud qui réplique lui-même les données sur plusieurs sites. C'est un vrai sujet, pas un détail : au même titre que le déploiement, la stratégie de sauvegarde fait partie de ce qu'il faut mettre en place dès le premier jour, pas après le premier incident.
Sources & références
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Accompagnement entièrement gratuit, sans engagement — professionnel ou particulier, la démarche est la même.

