2 novembre 20264 min de lecture
Mimick 9.12, un client Linux libre qui synchronise vos photos avec Immich
Mimick, client de bureau non officiel d’Immich pour Linux, est sorti en version 9.12.0 le 2 novembre 2026. Ce logiciel libre surveille des dossiers choisis sur l’ordinateur et envoie automatiquement photos et vidéos vers un serveur Immich. Immich, solution de gestion de photos et de vidéos à héberger soi-même, se range parmi les alternatives à Google Photos. Elle dispose d’applications mobiles officielles ; Mimick apporte un outil comparable au bureau Linux.
Le programme est écrit en Rust. Il s’appuie sur GTK4 et Libadwaita, les briques graphiques des applications de l’environnement GNOME, et s’intègre à la zone de notification du bureau. Son code est publié sous licence libre GNU GPL v3.0 : quiconque redistribue une version modifiée doit en publier le code source. On l’installe depuis Flathub, le magasin d’applications Flatpak, un format de paquets commun à de nombreuses distributions Linux qui isole le logiciel dans un bac à sable.
Une synchronisation prudente par défaut
Par défaut, Mimick se contente d’envoyer photos et vidéos vers le serveur, sans jamais toucher aux fichiers locaux. Ce choix limite les mauvaises surprises au premier lancement. Pour chaque dossier, on peut aussi opter pour le seul téléchargement depuis Immich, ou pour une synchronisation complète dans les deux sens. En option, ce dernier mode reproduit même les suppressions d’un côté à l’autre.
Avant de téléverser un fichier, le logiciel calcule son empreinte SHA-1, une courte suite de caractères qui identifie son contenu, pour ne pas expédier deux fois la même photo. Il peut ouvrir de 1 à 10 flux d’envoi en parallèle. Une file d’attente conserve les transferts échoués, par exemple lors d’une coupure de réseau, pour les relancer plus tard sans intervention.
Mimick tient compte de son environnement. Il se met en pause quand l’ordinateur fonctionne sur batterie ou utilise une connexion facturée au volume. Des plages horaires sans envoi et des règles propres à chaque dossier complètent le réglage. Enfin, il bascule seul entre les deux accès au serveur : son adresse locale, sur le réseau de la maison ou du bureau, et son adresse publique, sur Internet.
Une photothèque de plus en plus riche
Au-delà de l’envoi des fichiers, une vue « Bibliothèque » sert à explorer sa collection depuis le bureau. On y retrouve la chronologie, la gestion des albums et la recherche intelligente d’Immich. S’y ajoute la reconnaissance de texte dans les images (OCR), qui retrouve une photo d’après les mots qu’elle contient. Des filtres par métadonnées complètent l’ensemble : ce sont les informations enregistrées avec chaque fichier, comme la date ou le lieu.
Le journal des modifications de la version 9.12.0 détaille un net enrichissement de cette partie. Une nouvelle page affiche sur une carte chaque cliché géolocalisé ; les images voisines s’y regroupent en bulles qui indiquent leur nombre. Chaque photo ou vidéo peut recevoir de 1 à 5 étoiles, et la visionneuse lit les séquences filmées. Un album entier se télécharge désormais sous forme d’archive zip.
Les points de vigilance
Mimick est un projet communautaire, ni affilié au projet Immich ni approuvé par lui. Comme tout client, il dépend de l’interface de programmation (API) du serveur, c’est-à-dire du langage qu’emploient deux logiciels pour dialoguer. Or il n’a aucune prise sur ses évolutions. Depuis sa version 9.8.0, publiée le 8 juillet 2026, Mimick exige Immich 3.0 au minimum et ne prend plus en charge l’ancienne API 1.x. La version 9.12.0 corrige encore des incohérences avec celle d’Immich 3.
Côté sécurité, la conception nous paraît soignée. En Flatpak, Mimick n’accède pas à tout le répertoire personnel : l’utilisateur autorise chaque dossier un par un, via le sélecteur de fichiers du système. La clé API, qui donne accès au serveur, est rangée dans le trousseau du bureau, le coffre où le système conserve les mots de passe. Immich permet d’en restreindre les droits. La documentation de Mimick propose aussi de tout accorder par simplicité, ce que nous déconseillons.
Le projet est jeune : son dépôt a été créé le 3 mars 2026. LinuxPhoneApps, un catalogue indépendant qui le référence, précise n’avoir évalué que la fenêtre de configuration. Faute d’un essai plus poussé, le mode complet, qui peut reproduire les suppressions, appelle la prudence. Une synchronisation n’est pas une sauvegarde : une suppression ou une erreur s’y propage d’un appareil à l’autre. Le projet Immich recommande lui-même la règle 3-2-1, qui multiplie les copies sur des supports et des lieux différents.
Pour un particulier, une association ou une TPE qui héberge déjà Immich et travaille sous Linux, Mimick mérite l’essai. Nous conseillons de démarrer en mode envoi seul, avec une clé aux droits limités, puis de vérifier sur le serveur que les fichiers arrivent bien. Conservez une sauvegarde d’Immich indépendante de toute synchronisation, et mettez à jour le client en même temps que le serveur. Dans la mesure de nos disponibilités, l’accompagnement bénévole et gratuit d’Azure Informatique peut aider à ces premiers réglages.
- Mimick — CHANGELOG, version 9.12.0 (2 novembre 2026)
- Mimick — Release v9.12.0 sur GitHub (2 novembre 2026)
- Mimick — README du dépôt (consulté le 2 novembre 2026)
- Mimick — Wiki, page d’accueil (consultée le 2 novembre 2026)
- Mimick — Wiki, Flatpak and Permissions (consultée le 2 novembre 2026)
- Mimick — Wiki, Configuration and First Run (consultée le 2 novembre 2026)
- Flathub — Mimick, fiche de l’application, version 9.12.0 (consultée le 2 novembre 2026)
- LinuxPhoneApps — Mimick (fiche ajoutée le 4 juin 2026)
- Immich — dépôt officiel sur GitHub (consulté le 2 novembre 2026)
Article rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle (Claude, Anthropic), faits confrontés aux sources ci-dessus. En savoir plus
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